Eclairage Pharmacie

Conception de l’éclairage des pharmacies

En 1879, Thomas Edison invente l’ampoule électrique. Trois ans plus tard, New York était illuminée par 5000 ampoules. La vie liée aux rythmes de la nature, le soleil, le jour, la nuit et les saisons étaient terminés et destinés à devenir un lointain souvenir.

Bienvenue dans un monde qui ne dort jamais ! Pourquoi les pharmacies ne devraient-elles pas participer ? Parce que l’herboriste utilise encore des bougies pour éclairer son laboratoire ? Blague à part, il y a une énorme différence entre l’éclairage utilisé dans les supermarchés/grandes chaînes de magasins et les pharmacies, qui sont souvent situés dans la même rue principale. Les grands magasins utilisent un kaléidoscope d’images, de lumières, de sons et même de parfums pour attirer l’attention du client. Les pharmacies, par contre, ne semblent pas intéressées à utiliser les mêmes techniques pour “courtiser” leur clientèle, ce qui, en réalité, ne fait que leur témoigner du respect qui leur est dû après tout.

L’éclairage est un facteur très important car il permet aux pharmacies de “parler” visuellement aux clients, de mettre l’accent sur certains produits, lignes et types de médicaments et de les guider à travers la pharmacie. Ne sous-estimez pas la capacité de l’éclairage à surprendre, rassurer et faire d’une pièce ordinaire un lieu magique.

De la même façon que le professionnalisme d’un pharmacien ajoute de la valeur au produit, l’éclairage ajoute de la valeur à l’intérieur d’une pharmacie. C’est pourquoi nous pensons qu’un plan d’éclairage détaillé fait partie intégrante de la conception de chaque pharmacie.

Il y a 2 facteurs à prendre en considération : K et Lx.

K représente les degrés Kelvin et indique la température de la lumière. Lx signifie Lux et est l’unité utilisée pour mesurer l’éclairage.

Les couleurs que nous voyons ne sont rien d’autre que le résultat de l’interprétation et de l’élaboration par notre cerveau de données provenant des yeux. Cette interprétation est influencée par les différentes conditions d’éclairage et chaque cerveau interprète les mêmes données d’une manière légèrement différente, rendant impossible tout catalogage standardisé des couleurs. Par conséquent, il faut trouver des moyens d’établir la couleur d’une certaine lumière. La lumière qui a une température d’environ 5 500 K est classiquement classée comme étant blanche, comme la lumière du jour. La couleur d’un objet dépend de sa température, ce qui conduit à une association entre la chaleur d’un objet et sa couleur lorsqu’il est à une certaine température. Le 0°K est égal à -273°C.

Si nous utilisons une température de couleur basse (2000/3000 K) pour un intérieur, alors nous aurons un environnement bien éclairé, parfait pour une bijouterie ou une boutique de mode. Si nous avons une température de couleur élevée (6000/7000 K), alors nous aurons un environnement froid, mieux adapté à un hôpital ou une clinique. Nous sommes opposés à la création d’un éclairage uniforme, comme la lumière du jour, car elle tend à éliminer le contraste entre l’extérieur et l’intérieur, ne stimulant pas la curiosité des gens et le sentiment qu’ils entrent dans un nouvel espace. Il est préférable d’avoir un mélange d’éclairage froid et chaud. L’éclairage froid est linéaire (néon ou fluorescent) et sculpte et délimite les différents volumes. L’éclairage chaud est généralement assuré par des spots à décharge (halogène ou diodes – halogénures dichroïques ou métalliques) et fait ressortir les produits exposés. Pour éclairer le comptoir de la pharmacie, nous recommandons d’accrocher des lampes fluorescentes à décharge de 32W ou des lampes à LED mixtes de 35W avec halogénures métalliques.

Le lux est égal à la lumière par mètre carré. La lumière du soleil varie entre 32000 et 100000 lux, le clair de lune est égal à 1 lux. Chaque ampoule possède son propre niveau d’éclairage qui peut être mesuré en lux ou tracé sur un graphique linéaire photométrique qui montre l’éclairage en fonction de la taille de l’espace en degrés. Certains paramètres existent déjà comme point de référence. Il est conseillé de garantir au moins 500 lux pour le commerce de détail, 250 lux pour les zones d’attente et les couloirs, 120 lux pour la réserve, 1 600 lux pour les vitrines des rues animées et 3 000 lux pour les rues principales allant jusqu’à 5 000 lux afin que la fenêtre contraste avec la lumière naturelle.

Une gamme de luminaires non conventionnels fait également son apparition sur le marché. Ceux-ci sont plus décoratifs, très efficaces et émettent une lumière froide de longue durée. Il s’agit notamment des LED qui mettent en évidence le texte ou guident les consommateurs lorsqu’elles sont utilisées comme éclairage au sol ou intégrées aux murs. Les fibres optiques sont idéales pour imiter le ciel étoilé la nuit ou pour éclairer les produits sensibles à une chaleur excessive. Le laser peut être utilisé pour créer des motifs très élaborés, comme le contour d’un objet ou un texte.

Le progrès est inéluctable : Oled (écrans constitués d’un film organique électroluminescent qui remplacera bientôt les cristaux liquides) sont à portée de main et sont minces, flexibles, brillants, efficaces et peuvent être intégrés dans tout type d’objet ou d’accessoire.

Il est essentiel de comprendre et de savoir comment tirer le meilleur parti de la lumière afin de rendre un espace de vente aussi unique que possible pour vos clients ainsi qu’un espace de vente agréable.

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